- Autoroute : pourquoi pas un traité franco-espagnol ?

Autoroute : pourquoi pas un traité franco-espagnol ?Les députés européens face à l'E9.
La Dépêche - Article publié le 13/04/2009

Ariège. Kader Arif, député européen en Ariège, invité par Michel Teychenné dans le cadre de l'élection de juin prochain, ne pouvait s'en empêcher. S'il s'agit d'Europe, de socialisme et d'aménagement durable, n'évitons pas les sujets qui peuvent fâcher et parlons donc de l'E9, l'axe transfrontalier, l'autoroute Toulouse-Barcelone.
D'entrée, le ton est donné : « Il est évident qu'il faut terminer cet axe routier qui constituera la traversée des Pyrénées. Que ce soit par le Perthus, par Biriatou ou par la traversée centrale des Hautes-Pyrénées, 20 000 poids lourds traverseront la chaîne.A quand une 4 voies jusqu'à Barcelone ?
Photo DDM, archives
C'est pour cela qu'il faut aujourd'hui un traité franco-espagnol afin de définir l'axe routier à envisager et ses modalités (TGV, traversée centrale, ferroutage…). Alors que l'axe Perpignan-Montpellier n'est fait qu'en pontillés, l'E9, pour laquelle ne manquent que 70 kilomètres, est une évidence. Mais elle relève désormais de la responsabilité de l'État. Avec une emprise sur la RN 20, il s'agira d'une 2 fois 2 voies, qui ne pourra pas être mise en concession à un opérateur privé et desservira donc aussi bien les populations locales comme le trafic international ».
L'Européen convaincu qu'est Kader Arif pense en terme d'aménagement global : d'une part l'axe Atlantique, de l'autre l'axe Méditerranée. Pour lui, élu en Haute-Garonne, comme pour l'Ariégeois Teychenné, la TCP doit passer par l'Ariège. « Il faut, expliquent-ils de concert, que l'on ne voit plus les 8 kilomètres de bouchons de camions à Biriatou. C'est un truc de fou. La plate-forme multimodale, les recherches de financement européen (recherche, transport, tourisme…), les crédits Interreg doivent tous aller dans le même sens. Pour les défenseurs de l'Eurorégion, il faut que tout le monde tire dans le même sens et, « Ici, il y a une évidence du territoire ». Dans le cadre de la campagne pour les futures élections européennes, le fer de lance du discours midi-pyrénéen est lancé : la défense des services publics est indispensable et, dans ce cadre, les liaisons occupent une place prépondérante.
C'est pour cela que l'Ariège ne doit en aucun cas laisser sa place. Et c'est pour défendre des dossiers comme l'E9 et exiger un traité franco-espagnol sur le sujet que « les députés européens existent et qu'ils se battent ».
Arif et Teychenné en sont convaincus, l'avenir du département, aujourd'hui, se joue surtout à Bruxelles.


